Extraction du diamant en Côte d’Ivoire

ban masterclass

Les enjeux du projet DPDDA II présentés aux étudiants de Studio Mozaik

Le projet Droits de propriétés et développement du diamant artisanal (Dpdda II) a été l’objet d’un master class ce lundi 09 janvier 2017 au studio mozaik. Son directeur national Terah U Dejong et le coordonnateur Gouvernance, Ibrahima Bakayoko, ont animé cette séance d’échanges. Selon Dejong, le Dpdda II expérimenté à Séguela et Tortiya dans le nord de la Côte d’Ivoire. Le projet vise deux objectifs majeurs. Il s’agit d’augmenter le volume de diamants légalement exportés, et d’améliorer les conditions de vie des communautés minières. Le projet s’inscrit dans le processus de Kimberley. C’est le dispositif international mis en place pour lutter contre les diamants liés aux conflits. Les interventions du projet Dpdda se scindent en quatre axes : le foncier, la gouvernance, le développement économique et la sensibilisation.

Les intérêts du projet

Le choix de la Côte d’Ivoire répond au fait qu’elle sort d’une crise socio-politique. À cela s’ajoute la levée de l’embargo des Nations unies sur les diamants ivoiriens en Avril 2014. »En terme d’intérêt pour les autorités ivoiriennes Les acquis de la normalisation minière doivent être préservés. Le projet aide le pays à bénéficier des revenus et recettes dûs à l’exportation », a-t-il précisé. Les Etats-Unis, premier consommateur de diamant dans le monde, s’assurent que le diamant importé ne provienne pas d’une source de conflit. À cet effet, ils mènent des actions dans les pays exportateurs.

Les répercussions du projet sur la population

A côté du diamant, d’autres projets sont élaborés pour venir en aide aux communautés minières. Un projet de pisciculture pour offrir une opportunité aux populations de pouvoir diversifier leurs sources de revenus. En plus de l’élevage du poisson, les promoteurs du projet Droits de propriétés et développement du diamant artisanal (Dpdda II) ont initié l’apiculture dans les plantations d’anacarde de Séguela et de Tortiya. Les femmes ne restent pas en marge. Elles sont organisées en coopérative et pratiquent l’agriculture, le séchage de mangues etc.

Terah Dejong a invité les futurs journalistes issus de Studio Mozaik à s’intéresser aux reportages sur les mines concernés par le projet. Ils ont également recommandé aux étudiants de se rendre dans les structures étatiques aptes à fournir des informations capitales.

Le projet Dpdda II débuté en 2013 s’achève en 2018. Il est cofinancé par l’Union international pour le développement international (USAID) et l’UE. Le bureau américain Tetra tech Ard se charge de l’exécution en relation avec le ministère de l’Industrie et des Mines Par le biais de la Direction générale des mines et de l’énergie et la Société de développement minier de la Côte d’Ivoire (Sodemi).

 

Studio Mozaik a été mis en oeuvre avec le soutien de

  petergraze2    ZEITENSPIEGEL             fondationHirondelle22             logoue